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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 15:32
Au début de la crise grecque, il y a cinq ans, l'Europe lui a tendu la main. Mais l'aide en question s'est avérée bien différente de celle que l'on aurait pu espérer au nom d'une hypothétique solidarité européenne. Les propositions initiales prévoyaient que l'Allemagne et les autres "sauveteurs" feraient des bénéfices sur le dos du désarroi de la Grèce en lui imposant un taux d'intérêt nettement plus élevé que le coût du capital. Pire, ils ont exigé que les Grecs changent de politique micro- et macroéconomique, en échange de leur aide. Ces conditions, fréquemment motivées par des considérations politiques, ont toujours fait partie intégrante des pratiques de crédit du FMI et de la Banque mondiale, alors que ces organismes ignorent généralement le fonctionnement réel de l'économie des pays emprunteurs. Ils ont longtemps semblé empreints d'un certain néocolonialisme : une fois encore, les vieux Européens blancs montraient la voie à leurs anciennes colonies. Le plus souvent, ces mesures ne donnaient pas le résultat escompté. De grandes divergences apparaissaient entre les attentes des experts occidentaux et ce qui se produisait sur le terrain. D'une certaine façon, on attendait mieux d'un "partenaire" de la zone euro dont les exigences se sont révélées tout aussi intrusives, et les politiques et les modèles, tout aussi fallacieux. Les disparités entre ce qu'avait prévu la Troïka et ce qui est arrivé sont criantes. Non que la Grèce ait rechigné à faire ce qu'on attendait d'elle : si les résultats escomptés ne se sont pas produits, c'est parce qu'elle s'est exécutée en fonction de modèles totalement inadéquats. Au bout du compte, après des années de chantage et d'austérité drastique imposés à la Grèce, qui se sont traduits par une crise économique de grande ampleur, la Troïka a fini par mettre la Grèce en défaut de paiement. La situation présente de multiples points communs avec la situation qu'a connue l'Argentine en 2001, mais aussi quelques des différences. En Argentine comme en Grèce, la politique d'austérité a eu pour conséquence de transformer la récession en dépression, rendant de fait la dette encore plus insoutenable. Cette austérité était la condition sine qua non pour bénéficier d'une aide économique. Les deux pays se sont vus imposer, en pleine récession, des dispositifs de change qui ne leur ont pas permis de mener des politiques monétaires expansionnistes. Dans les deux cas, le FMI s'est trompé et a fourni des prévisions totalement erronées sur les conséquences des politiques imposées. Le chômage et la pauvreté se sont envolés et le PIB s'est effondré. On remarque d'ailleurs des similitudes frappantes dans l'ampleur de cet effondrement et dans la hausse brutale du taux de chômage. En Argentine, le chômage des jeunes a atteint des proportions endémiques pendant plusieurs années. Le manque d'opportunités a anéanti la motivation et gâché le talent de millions de jeunes gens. Il en va de même en Grèce, où le taux de chômage des jeunes avoisine 50%. Les défauts de paiement sont difficiles, mais l'austérité l'est encore davantage. La bonne nouvelle pour la Grèce, c'est que, comme l'a montré l'Argentine, il y a une vie après la dette et le défaut de paiement. L'épopée qui a mené au défaut de paiement de la Grèce nous rappelle régulièrement que nous n'avons pas retenu des leçons essentielles sur la gestion des crises de la dette souveraine. La première, c'est qu'il ne peut y avoir d'amélioration de la capacité de remboursement sans reprise de l'économie. Et qu'il n'y a pas de reprise économique si la viabilité de la dette n'est pas rétablie. En Argentine comme en Grèce, il a fallu restructurer en profondeur la dette souveraine pour rétablir cette viabilité. Dans les deux cas, la finalisation d'une "bonne" restructuration de la dette, suffisamment profonde pour qu'elle soit propice au redressement économique, avec un accès aux marchés de crédit internationaux, s'est avéré chimérique. La faute n'en revient pas aux pays concernés, mais aux carences des structures encadrant les négociations. Dans les deux cas, les institutions financières ont prétendu pouvoir rétablir cette viabilité par des "ajustements structurels". Or, les programmes, acceptés et exécutés sous la contrainte, n'ont manifestement pas fonctionné. Le fait de conditionner les fonds de "sauvetage" -- qui ont essentiellement servi à rembourser les créanciers les ayant consentis -- à ces ajustements (et à des promesses d'ajustements plus grands encore) a eu pour conséquence de fragiliser encore davantage l'économie. En Argentine, après des années de souffrance, les gens sont descendus dans la rue.
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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 15:31
La mairie de Paris, en conflit depuis plusieurs mois avec Numericable-SFR au sujet d'une redevance pour occupation de locaux mis à disposition, a mis en demeure l'opérateur de retirer ses équipements, sous peine de les retirer d'office, a appris l'AFP mercredi 2 juillet auprès de la collectivité. La mairie de Paris reproche à Numericable-SFR de ne pas avoir payé la totalité de la redevance liée à la mise à disposition de locaux et de lui devoir un total de 8,37 millions d'euros, au titre d'une convention signée entre les deux parties et arrivée à échéance en février 2015. Selon la municipalité, l'opérateur est le seul, parmi les 17 opérant à Paris, à avoir refusé de signer une convention élaborée en 2009 qui prévoit, notamment, une mise à jour des tarifs appliqués. Dès lors, la mairie considère que Numericable-SFR, n'ayant plus de convention en cours est "occupant sans droit ni titre". Après plusieurs mises en demeure liées aux redevances non payées intégralement, la mairie de Paris a décidé de demander à Numericable-SFR de retirer ses équipements, avant le 10 août. Si l'entreprise n'a pas régularisé sa situation d'ici là, la ville de Paris procédera d'elle-même au retrait des équipements, ce qui pourrait causer une interruption du service pour les abonnés de Numericable-SFR, prévient-elle. Du côté de l'opérateur, qui a également déposé des recours contre les soldes des redevances, on met en avant un mode de calcul différent lié au "périmètre utilisé". "La différence de calcul est liée à la différence de point de vue sur la surface, lorsque l'on loue un 50m2 on ne veut pas payer le loyer d'un 100m2, ici c'est exactement la même chose", a expliqué à l'AFP Jérôme Yomtov, secrétaire général de Numericable-SFR. Pour Jérôme Yomtov, "les relations sont bonnes avec la mairie de Paris. Nous espérons toujours trouver un accord sur le montant du loyer, mais si ce n'est pas le cas, ça ne changera de toute manière rien pour les abonnés, il n'y aura pas d'écran noir". Un accord est cependant inenvisageable, selon la mairie de Paris, car il constituerait une rupture du principe d'égalité auquel la collectivité est astreinte, ce qui pourrait entraîner une nécessité pour la ville de rembourser les autres opérateurs en fonction des tarifs appliqués à Numericable-SFR. L'opérateur est également confronté à des difficultés dans ses relations avec le Conseil général du département voisin des Hauts de Seine, qui réclame au total 96,7 millions d'euros de pénalités pour les retards constatés dans le déploiement de la fibre optique sur le territoire. En 2007, le département avait confié à Sequalum, filiale détenue à 95% par Numericable et à 5% par SFR, la mission de mettre en place un réseau d'accès internet à très haut débit (THD) destiné à couvrir 100% de la circonscription d'ici fin 2015. Face à un chantier qui avait pris "beaucoup de retard", selon les élus locaux, le département avait résilié fin octobre son contrat avec Sequalum.
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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 15:15
Au goutte à goutte

Vous vous êtes déjà fait la réflexion, en vous retrouvant dans le rayon parfumerie d'un magasin, que le parfum qui vous ressemble n'a pas encore été conçu ? Moi, si. Si j'ai tenté plusieurs parfums au fil des années, je n'ai jamais trouvé celui qui me ferait dire : celui-là est pour moi. Mais ça, c'était avant. Parce que il y a deux jours, j'ai fabriqué mon propre parfum ! Impossible, me direz-vous. Et pourtant. Il existe en effet des ateliers de parfum qui permettent de concevoir son parfum et de repartir avec. J'ai effectué cette activité plutôt étrange près de Nice. Bon, contrairement à ce qu'on peut imaginer, créer son parfum est loin d'être facile. Je vous laisse imaginer. Dès votre arrivée, on vous mets devant un bureau où sont posés 127 flacons contenant chacun une senteur. Et il vous faut toutes les sentir pour créer votre parfum ! Vive le challenge ! C'est qu'un parfum est constitué d’au moins 100 essences. Dans le cadre de l'atelier, on n'en réunit heureusement que 20, mais cela exige déjà pas mal de travail. Parce que ça demande une bonne dose de délicatesse. Un parfum est une association de trois notes : celle de tête, de coeur, et de fond ; et elles doivent évidemment s'harmoniser entre elles pour éviter de devenir un infâme patchouli. Mieux encore, chaque odeur doit être insérée en prenant garde aux dosages, et doit être consciencieusement écrite dans un carnet pour conserver la trace de la recette : c'est grâce à cette dernière qu'on peut en recommander par la suite. En définitive, le parfum créé peut être épouvantable, si on ne fait pas attention. C'est pourquoi on a le droit de faire trois essais pour garder celui qu'on préfère (si j'avais dû emporter mon premier essai, il aurait servi à faire fuir les mouches). Le plus difficile, je pense, lors de cet atelier, c'est d'accepter de perdre le contrôle. Lorsqu'on raisonne trop, on se trompe systématiquement. Pour prendre un exemple, j'ai négligé d'emblée les fleurs puisque je voulais inventer un parfum pour homme. Mais contrairement à ce que je pensais, les fragrances de fleurs ne vont pas nécessairement apporter une note végétale. Elles peuvent donner une touche forte, sucrée, pimentée… Il faut donc sentir chacune des essences pour identifier la note qui les singularise. Au final, c'est une expérience très intéressante. On est tellement préoccupé par sa création qu'on ne voit pas du tout les heures passer. De mon côté, j'attends que mon parfum soit prêt : il faut attendre quelques jours avant qu'il soit fin prêt. Je lui ai déjà fourni un nom : Mâle de tête. En espérant qu'il sera plus mâle que de tête. Si cela vous intéresse, suivez le lien vers cet atelier de création de parfum pour faire de même.

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 15:13
Un kamikaze a fait exploser sa bombe ce mercredi à Louxor dans le sud de l'Egypte, près du célèbre temple de Karnak, où deux autres assaillants ont été tués dans les échanges de tirs avec les forces de sécurité, selon la police qui a affirmé avoir déjoué l'attaque. Un homme de ménage a été très légèrement blessé dans l'explosion, qui s'est produite à l'entrée du parking à environ 500 mètres du célèbre temple de l'Egypte antique. Les forces de sécurité ont immédiatement ouvert le feu sur deux autres assaillants, selon un officier contacté sur place par l'AFP par téléphone. Selon un autre responsable, les deux hommes ont été tués. "Les services de sécurité de Louxor ont déjoué un attentat terroriste. Deux terroristes ont été tués et le troisième blessé", a confirmé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. Entre-temps, les services de sécurité très présents, sur les sites touristiques en Egypte depuis une série d'attentats dans les années 1990, ont consigné tous les touristes et visiteurs dans le temple situé à plusieurs centaines de mètres de l'explosion, assurant leur sécurité. L'Egypte est le théâtre de nombreux attentats depuis que l'armée a destitué et arrêté le président islamiste élu Mohamed Morsi en 2013, et que le nouveau pouvoir du président Abdel Fattah al-Sissi a lancé une très sanglante répression contre ses partisans. Mais, jusqu'alors, les cibles de ces attaques étaient exclusivement les forces de sécurité, en dehors d'un attentat suicide ayant tué trois touristes sud-coréens et le chauffeur de leur bus en février 2014 au poste-frontière de Taba, dans le Sinaï, alors qu'ils passaient d'Egypte en Israël. Ce n'est pas la première fois que ce haut lieu du tourisme égyptien est visé par un attentat. En novembre 1997, ce sont 62 personnes (dont 36 Suisses, 10 Japonais, 5 ressortissants britanniques, 4 Allemands, 4 Egyptiens, 1 Français, et 1 Colombien) qui avaient trouvé la mort dans ce qui est aujourd'hui appelé "le massacre de Louxor". À cette époque, l'attaque avait été attribuée au groupe islamiste sunnite Gamaa al-Islamiya. Particulièrement sanglant, cet attentat avait marqué les esprits. Pour l'heure, l'attaque de ce mercredi 10 juin n'a pas été revendiquée.
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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 15:13
L’année dernière (2014) devrait rentrer dans les annales comme le « début de la fin » du système bancaire centralisé global. Ce qui viendra ensuite sera le développement graduel de la prochaine crise et, très probablement, l’effondrement du système bancaire tel que nous le connaissons aujourd’hui. Ce développement ne devrait en revanche survenir que très lentement. Les banques centrales et l’élite politique vont se battre bec et ongles pour maintenir le statu quo, même si cela signifie enfreindre la loi (geler les comptes bancaires ou les fonds afin de mettre fin aux retraits) ou fermer les marchés (le Dow a été ferme pour une durée de quatre mois et demi pendant la première guerre mondiale). Les prix des actifs enregistreront des effondrements et des chutes brutales (de l’ordre de 20 à 30%) ici et là. Mais l’Histoire nous a montré que lorsqu’un système financier s’effondre, le processus de destruction dure plusieurs années, sinon plus. Prenons par exemple la bulle sur la technologie, la plus grosse bulle sur les actions survenue au cours de ces cent dernières années. Dans ce cas particulier, la bulle s’est limitée à une classe d’actifs (les actions). Elle a été relativement isolée sur un secteur spécifique, les actions technologiques. Pour couronner le tout, tout le monde savait qu’une bulle s’était développée : le ratio prix/revenus ajusté aux variations cycliques de la bulle sur la technologie a écrasé toutes les autres bulles survenues depuis 1890. La surévaluation évidente des actions était complètement absurde.
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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 16:51
La taxe fantôme

Jeudi dernier, j'ai assisté à un séminaire à Reims où j'ai pu écouter un économiste anglais qui présentait le cas français. J'ai été étonné en relevant à quel point nous sommes aujourd'hui regardés comme étant une curiosité aux yeux du monde. Voire un véritable phénomène de foire. Cet économiste ne remettait pas en question le fait que la France profite encore d'avantages notoires, avec ses industries reconnues, sa force de travail hautement réputée... Mais la France est observée à l'international comme déclinante. D'une certaine manière, cette déchéance existe depuis 1973, date du premier choc pétrolier, mais notre pays s'est engagé dans une mauvaise voie ces deux dernières années. Il suffit d'analyser les indicateurs d'un peu plus près pour le percevoir. L'apparition d'un gouvernement de gauche avait provoqué de nombreux espoirs, mais je pense qu'il est superflu de rappeler qu'ils se sont évaporés depuis belle lurette. Et si nous avons du mal à croire en l'avenir de la France, à l'étranger, la représentation de la France est encore plus catastrophique. En cause ? La décision de François Hollande qui est devenue célèbre à travers le monde : la fameuse taxe à 75% sur les revenus les plus élevés. Peu importe que cette taxe ait été retirée en janvier dernier, elle subsiste à l'étranger gravée dans les mémoires. Voilà la trace qu'a apposée notre gouvernement dans les esprits. Je suis revenu sur cette conférence avec d'autres personnes provenant du Moyen-Orient et d'Italie et j'ai constaté qu'ils assimilaient tous notre gouvernement à cette taxe hallucinante ! Elle a constitué un dangereux message pour les investisseurs éventuels. Si c'était une aubaine sur le plan électoral, elle aura par-dessus tout fait en sorte de retarder la conclusion de ce marasme économique. Non sans humour, l'économiste a fait remarquer que même les communistes ne seraient pas allés jusque là ! Et devinez quoi ? Toute la salle a éclaté de rire. Je peux vous garantir que c'est un moment à vivre dont je me serais bien passé. Ce séminaire à Reims (suivez le lien pour plus d’infos et dates prochaines) m'a un peu abattu, je dois dire. Le gouvernement peut bien tout faire pour exporter le made in France à l'étranger, cela n'enlève rien au fait que le seul engagement qu'il ait tenu va nous nuire encore longtemps.

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 16:50
Le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale de l'ONU (CERD) a dénoncé mardi la banalisation du discours haineux en France à l'égard des minorités, en particulier à l'égard des Roms. «On constate que le principe d'égalité n'est pas complètement reflété dans les réalités du pays (...) à cause surtout de l'intolérance et du racisme», a déclaré le président du Comité, Ion Diaconu, à l'ouverture d'une réunion de deux jours dédiée à l'examen de la situation en France. Il a dénoncé «une certaine banalisation du discours de la haine» dans le pays. «Ne faut-il pas ériger le discours haineux en véritable infraction», a également considéré l'experte togolaise, Afiwa-Kindéna Hohoueto. L'expert chinois, Huang Yong'an, a demandé pour sa part à la France «de prendre les mesures nécessaires pour inverser la tendance xénophobe et pour garantir que les étrangers en France jouissent de la sécurité et des autres droits fondamentaux». Le Comité, qui veille au respect de la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale de 1965, se penche jusqu'à mercredi sur les mesures prises par les autorités françaises pour lutter contre les discriminations depuis son dernier examen de la France en 2010. Les conclusions des 18 experts de l'ONU ne seront pas publiées avant le 15 mai. Ouvrant les débats, le représentant permanent adjoint de la mission française auprès de l'ONU, Thomas Wagner, a relevé que le président français François Hollande, lors de ses voeux aux Français, avait érigé «la lutte contre le racisme et l'antisémitisme en cause nationale pour l'année 2015». Les experts de l'ONU ont ensuite salué la présentation par la France le 17 avril d'un plan de lutte contre le racisme et l'antisémitisme, un plan gouvernemental promis par François Hollande après les attentats djihadistes de Paris de janvier. Ce plan vise notamment à «sanctionner chaque acte raciste ou antisémite, protéger les utilisateurs d'internet de la propagation de la haine et former les citoyens par la transmission, l'éducation et la culture», a expliqué M. Wagner. Mais ce plan n'a pas suffi à satisfaire la soif d'informations des experts: comment la France lutte contre les discours publics racistes et contre les ghettos, quel est l'impact des attentats de janvier? Autant de questions soulevées par le Comité et auxquelles les représentants français devront répondre mercredi. Ils ont également demandé à la France de publier à l'avenir des statistiques détaillées sur les minorités pour se rendre compte des disparités dont peuvent souffrir les migrants, Roms et habitants de banlieues notamment. Concernant la situation des Roms, M. Diaconu s'est inquiété de l'existence d'un «livret de circulation» et des difficultés que ces populations expérimentent pour accéder aux aires d'accueil.
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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 16:50
Un incendie de forêt s'est déclaré mardi en Ukraine à proximité de la centrale de Tchernobyl, théâtre de la pire catastrophe du nucléaire civil, en 1986, ont annoncé des responsables du service d'État des Situations d'urgence. «Le feu est à 15-20 kilomètres», a précisé à l'AFP une porte-parole du site, Maïa Roudenko, ajoutant qu'il n'y avait aucun danger. Selon le service d'État des situations d'urgence, l'incendie s'est déclaré en début d'après-midi heure locale (vers 9 h 15 GMT, 5 h 15 à Montréal), se propageant sur plusieurs centaines d'hectares. Mais plusieurs heures après, il n'était toujours pas maîtrisé malgré l'envoi de près de 200 hommes et le recours à un hélicoptère et à deux avions An-32. Les services des Situations d'urgence se veulent néanmoins rassurants. «La situation est sous contrôle», a déclaré sur sa page Facebook Zorian Chkiriak, chef de ces services. De son côté, le ministre ukrainien de l'Intérieur Arsen Avakov a souligné qu'à partir de 18 h 30 (11 h 30, heure de Montréal), «la situation liée au feu de forêt près de la centrale de Tchernobyl avait empiré». «De hautes flammes et de soudaines rafales de vent ont créé une grave menace de propagation», a-t-il dit, sans donner davantage de détails. Selon lui, l'incendie touche une zone d'environ 400 hectares de forêt. L'Ukraine a marqué dimanche le 29e anniversaire de l'explosion d'un réacteur de la centrale, sur fond de débat persistant concernant le bilan humain de la catastrophe. Le comité scientifique des Nations unies sur les effets des rayonnements ne reconnaît officiellement que la mort de 31 opérateurs et pompiers directement liée à la catastrophe, alors que l'ONG Greenpeace parle d'au moins 100 000 morts imputables à la contamination radioactive, essentiellement parmi les «liquidateurs». Il s'agit de ces centaines de milliers de personnes dépêchées par les autorités soviétiques sans véritable protection sur les lieux de l'accident pour éteindre l'incendie, nettoyer la zone contaminée et construire à la va-vite une chape de béton baptisée «sarcophage» afin d'isoler le réacteur touché. Malgré l'accident, la centrale de Tchernobyl a continué de fonctionner et de produire l'électricité jusqu'en 2000, date de l'arrêt de son dernier réacteur opérationnel.
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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 15:00
Trois petits tours et puis s'en vont

Avant-hier, à Catalunya. C'est un peu crispé que je sors des vestiaires. Il faut dire qu'il y a de quoi : je vais piloter une Formule 1 ! Je vais commencer avec deux séries de tours sur Formule Renault, une monoplace de 200 chevaux pour 450 kg. Après la présentation des techniques de conduite sur monoplace, on peut enfin commencer. J'embarque à bord de la FR. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est une petite Formule 1 qui va jusqu'à 220 km/h. On est bien fixé à l'intérieur et on ne sent donc pas beaucoup sa puissance. C'est dans les virages qu'on perçoit qu'on est aux commandes d'un bolide : je dois parfois lutter pour garder la maîtrise du volant. Fin de l'échauffement, c'est le moment de monter en gamme. Comme la F1 est très sensible (elle a 700 chevaux, après tout), le brief' dure cette fois-ci plus longtemps. Je découvre que l’accélérateur est très sensible par rapport à celui de la FR (logique, puisqu'il y a quatre fois plus de puissance sous le pied). A l'inverse, le frein est quant à lui particulièrement dur. Il faut exercer une pression de 80 kg sur la pédale quand il n’en faut que 20 pour la FR. J'embarque à bord du monstre. Difficile de détailler ce qui vous traverse l'esprit quand vous vous retrouvez au volant de la bête, prêt à partir : la peur est presque aussi grande que l'excitation ! Après un démarrage assourdissant, j'appuie sur la pédale de gaz pour chauffer le moteur en augmentant progressivement son allure à 4500 t/m. Puis je retire lentement le pied de la pédale de débrayage et la F1 démarre. Le moteur hurle quand j'écrase la pédale d’accélération une fois sorti du stand. Quel choc ! Je me retrouve soudain plaqué contre mon siège, la vitesse rend mes mouvements plus difficiles. La direction s'avère particulièrement difficile car il n'y a pas de direction assistée comme la FR. Je passe quelques virages et me retrouve face à une ligne droite. J'accélère à fond. Les rapports passent rapidement : 4, 5 et la fameuse 6. Le bruit du moteur est assourdissant mais j'essaie de rester focalisé sur ma conduite. J'arrive au bout de la ligne, je dois déjà ralentir : il ne s'est écoulé que quelques secondes. J'enchaîne les virages. Les sensations sont grandioses. Les tours passent cependant à toute allure et c'est déjà le moment de ramener le bolide au stand ! Voilà une expérience que je recommande à tous ceux qui aiment la conduite sportive (très sportive). Pour ceux qui le souhaitent, suivez le lien pour plus d’infos sur ce baptême de F1.

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 14:59
Sous ses différentes marques et formulations (Doliprane, Efferalgan, Dafalgan, sans oublier l'Actifed, le Dolirhume, etc.), le paracétamol est le médicament le plus vendu en France. Aux Etats-Unis, la molécule entre dans la composition de plus de six cents médicaments et on estime que, chaque semaine, plus de 50 millions d'Américains consomment l'un d'entre eux. C'est dire le succès de cet antalgique. Mais, précisément, l'usage généralisé du paracétamol incite les chercheurs à décortiquer davantage son mode d'action, au-delà du soulagement de certaines douleurs. Ainsi, en 2013, une étude réalisée par des psychologues canadiens avait fourni de curieux résultats : des personnes ayant avalé du paracétamol et auxquelles on avait demandé de rédiger quelques phrases sur leur propre mort semblaient peu atteintes par les sentiments négatifs et l'anxiété qu'avaient, dans les mêmes conditions, éprouvés des "cobayes" ayant pris un placebo. Comme si le médicament, en plus de jouer sur la douleur, s'attaquait aussi aux émotions négatives. Dans un article que vient de publier la revue Psychological Science, une équipe américaine de l'université de l'Ohio a voulu explorer plus avant cette intrigante hypothèse. Pour une première expérience, ces chercheurs ont recruté 82 personnes. Une moitié d'entre elles a pris 1 gramme de paracétamol et l'autre moitié un placebo (évidemment personne ne savait qui avait avalé quoi). Les participants ont attendu une heure pour que la molécule ait le temps de passer dans le cerveau, puis l'expérience à proprement parler a commencé. On a soumis à tous 40 photographies extraites de l'International Affective Picture System (IAPS), une banque d'images utilisées pour leur capacité à susciter une palette complète d'émotions, depuis les très déplaisantes (des enfants en pleurs ou souffrant de malnutrition, par exemple) jusqu'aux très agréables en passant par des clichés neutres (une vache dans un pré...). Les "cobayes" devaient noter l'impression que chaque image leur laissait, de -5 (extrêmement négative) à 5 (extrêmement positive), et indiquer, sur une échelle de 0 à 10, à quel point la photo provoquait chez eux "une réaction émotionnelle", pour reprendre les termes de l'étude. A l'instar de ce qui était apparu lors l'expérience de 2013 sur la mort, les résultats montrent que les participants sous paracétamol sont, par rapport aux personnes ayant pris un placebo, moins emplis de sentiments négatifs face aux images les plus tristes... mais aussi moins joyeux devant les photos les plus gaies. Comme si la molécule émoussait les sentiments en gommant joies et peines extrêmes. Dans l'ensemble, le groupe "paracétamol" reconnaissait non seulement une moindre amplitude dans le ressenti des émotions mais aussi moins d'émotions tout court...
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Texte Libre

Bienvenue sur mon blog, je suis Pam, je bosse dans la mode, retail, et mon job me gonfle. Alors pour me divertir j'écris ces quelques lignes. C'est ma chronique.

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