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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 15:27
En Cappadoce

Il y a quelques semaines, j'ai eu la chance de faire un voyage en Cappadoce (Turquie), à l'occasion d'un voyage de groupe organisé par le comité d'entreprise. La région en elle-même est déjà superbe, et m'a permis de découvrir certains des plus beaux et improbables paysages de la planète. Pourtant, ce qui m'a le plus marqué lors de ce séjour, ça n'a pas tant été le décor que l'hôtel lui-même. Car celui-ci se fondait si parfaitement au décor naturel qu'il en était presque surnaturel. Il aurait tout aussi bien pu être conçu par des elfes, soucieux de respecter l'environnement en se fondant dans le paysage. L'hôtel était une grotte. Ca ne semble pas très glamour à première vue, mais en fait, c'est même très romantique (à tel point que j'aimerais bien y emmener ma femme). Le paysage étrange et quasi lunaire de la région est en fait parsemé de colonnes de pierre géantes appelés « cheminées de fée ». Nombre d'entre elles abritent aujourd’hui des hôtels de grande classe, mais l’Anatolian Houses où mes collègues et moi avons logé est certainement le plus beau de tous. Par ses ondulations, ce complexe de suites — il n’y a pas de chambre à proprement parler — fait un peu penser aux cheminées de Gaudi. Créé dans le ster traditionnel, avec ses portes en arches et ses pièces aux voûtes en berceau, il répond cependant aussi aux normes les plus modernes. Bien qu'il s'agisse d'une grotte, l'hôtel offre tout le confort possible : deux piscines, un spa et un centre de bien-être, un hammam, un restaurant de grande classe et une superbe cave. Tout a été réalisé avec goût dans un style que l'on pourrait qualifier de « design ottoman ». Les lits sont drapés de mousseline, des kilims (tapis faits main) sont accrochés aux murs et le mobilier est un ensemble d’objets anciens choisis avec goût et d'objets contemporains. Quatorze suites disposent de bains chauds privés. En un mot, tout ce que le troglodite moderne peut souhaiter avoir ! Si vous vous rendez un jour en Cappadoce, il n'y a qu'un seul moyen pour bien découvrir le paysage de cette région unique au monde (qui s'étend sur quelque 130 km2) : la promenade en ballon. Ils sont une vingtaine à voler chaque jour de l'année (sauf par mauvais temps, évidemment). Lors de notre vol, nous nous sommes vus offrir un « Cloud Nine », mélange de champagne et de jus de cerise : un mélange presque aussi étonnant que le monde étrange et lunaire que nous survolions ! Etonnant mais délicieux ! Ce qui est étrange, au final, c'est que ce voyage de groupe ait été organisé par mon comité d'entreprise. Parce que cette destination semble parfaite pour une lune de miel. Et je crois bien que je vais y conduire ma femme, pour notre prochain anniversaire de mariage. Si cela vous intéresse, je vous laisse le lien vers l’organisateur de ce voyage de comité d’entreprise. Suivez le lien pour toutes les infos.

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 15:26
Le co-fondateur du Front de Gauche se dit, dans un entretien aux Inrockuptibles à paraître mercredi, «persuadé» que sa propre formation peut «arriver à la tête du pays» à la prochaine présidentielle. Le co-fondateur du Front de Gauche et candidat malheureux à la dernière présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, ne cache plus ses ambitions pour 2017. Candidat pour «renverser la table», le leader de la gauche radicale a fait du président de la République la première cible de ses attaques. Dernière affront en date: sa conviction, lâchée dans un entretien aux Inrockuptibles à paraître ce mercredi, que François Hollande «ne sera même pas candidat» à la prochaine élection présidentielle. «Il s'est fixé comme condition l'inversion de la courbe du chômage! C'est impossible avec sa politique et le contexte mondial. Les turbulences vont provoquer une contraction du marché mondial, le chômage va exploser, quoi qu'on fasse. Hollande a dit qu'il ne serait pas candidat si le chômage continuait d'augmenter. Tout le monde dit que c'est une ruse. C'est en fait un signal de départ. Il sait bien qu'il ne sera pas candidat», veut-il croire. À ses yeux, le chef de l'État «est un personnage dérisoire et (il mène) une présidence désastreuse (...). J'aime mon pays et je ne supporte pas de voir combien il l'a abaissé. Je suis bouleversé par les souffrances qu'il a répandues». À la question de savoir qui sera au second tour de la présidentielle, Mélenchon répond sans ambages: «Je serai présent, ou quelqu'un de notre mouvance». Et assure: «Aujourd'hui je reste persuadé que nous pouvons arriver à la tête du pays et qu'il ne s'agit pas d'une marche si gigantesque que cela». «Nous sommes toujours à 10% des intentions de vote. Tout cela signifie qu'avec une bonne campagne et une bonne ligne directrice, tous les espoirs sont permis», assure-t-il, soulignant qu'«en 2012, 30% des électeurs de Hollande ont hésité entre Hollande et (lui) jusqu'à la dernière minute». Revenant sur les élections départementales, il concède: «Oui nous sommes partis en ordre complètement dispersé. C'est la pire campagne que j'ai vécue (...). Finalement nous avons payé ce manque de clarté», déplore-t-il, appelant à retenir la leçon.
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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 15:25
La chancelière allemande Angela Merkel lors d'une rencontre avec des citoyens le 25 août 2015.La chancelière allemande Angela Merkel lors d'une rencontre avec des citoyens le 25 août 2015. L'Allemagne renonce à son droit d'expulser les réfugiés syriens vers leur point d'entrée dans l'Union européenne. Une mesure saluée par la Commission comme "un acte de solidarité" vis-à-vis des pays frontaliers. L'Allemagne ne veut plus expulser de réfugiés syriens. Berlin suspend l'application du règlement de Dublin qui prévoit l'expulsion des demandeurs d'asile vers leur point d'entrée dans l'Union européenne, vient d'annoncer l'Office fédéral de l'immigration et des réfugiés (BAMF). Sur son compte Twitter, le BAMF indique ne plus mener, "à l'heure actuelle" et "en pratique", des procédures d'expulsion pour les ressortissants syriens. "Nous saluons cet acte de solidarité européenne. Pour la Commission, cela constitue une reconnaissance du fait que l'on ne peut laisser les Etats membres situés aux frontières extérieures gérer seuls le grand nombre de demandeurs d'asile cherchant refuge en Europe", a commenté à Bruxelles la porte-parole de la Commission européenne, Natasha Bertaud. Adopté en 2003, le règlement dit "Dublin II" fixe les règles de compétence au sein de l'Union européenne pour l'examen des demandes d'asile, laissant au premier pays d'accueil le soin de traiter une demande. Mais par dérogation, ce même règlement prévoit une "clause de souveraineté" permettant à n'importe quel autre d'Etat d'examiner une demande d'asile, a précisé Natasha Bertaud à Bruxelles. "L'Allemagne a utilisé cette clause à plus de 2000 reprises cette année", a ajouté la porte-parole de la Commission. Face à l'afflux sans précédent de réfugiés sur le continent, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande ont plaidé lundi à Berlin pour une réponse "unifiée" de l'UE. Angela Merkel a relevé que si l'UE a "de manière globale un même droit d'asile", tous les pays européens doivent le mettre en application "le plus rapidement possible". Le mot d'ordre était à la mobilisation en Allemagne face à la multiplication des actes xénophobes, après qu'un incendie suspect a ravagé un futur foyer pour réfugiés.L'Allemagne s'attend à recevoir cette année 800 000 demandes d'asile, soit quatre fois plus que l'an dernier. Toujours sur Twitter, le BAMF recrute.
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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 15:33
Mon autre vol en apesanteur

Il y a quelques jours, lors d'un séminaire au Texas, j'ai eu le privilège de réaliser l'une des expériences les plus insolites qu'il soit possible de vivre : j'ai réalisé un vol en gravité zéro. Une expérience si difficile à raconter que j'ai bien failli ne pas écrire de billet sur cette aventure. Mais bon, à quoi servirait ce blog si je ne racontais pas ce genre d'expérience ? :) Ce vol unique s'est fait sur un Boeing modifié (spécialement conçu pour tester la gravité zéro). Je suis monté à bord après un briefing d'une heure. J'aurais dû avoir des noeuds dans le ventre au moment d'embarquer, mais j'étais en fait complètement décontracté. Avant d'embarquer, un médecin nous avait donné de la Scopolamine pour ne pas subir le mal de l’air. Un antidote extraordinaire. Au début, la tête tourne un peu, comme si on avait bu un Ricard, puis ça se calme et une fois installé, on est tout à fait apaisé. Pas la moindre appréhension, pas de mal au ventre... Dommage qu'on n'en trouve pas sans ordonnance, ça me serait bien utile avant chaque vol ! Un peu avant la première parabole, j'ai rejoint la zone de free floating, une zone matelassée pour profiter pleinement de l'apesanteur. Et je me suis allongé à même le sol en attendant que l'appareil prenne de l'altitude. En guise de hors-d'oeuvre, on a pris 1,8G. Premier choc, c'est comme si j'étais cloué au sol par une puissance invisible... Puis nous avons commencé la phase d'injection et, immédiatement, je me suis élevé dans les airs. J'étais en train de flotter ! Je serais bien incapable de dépeindre ce qu'on ressent dans un tel moment. Vous parviendriez à décrire le goût que peut avoir le ketchup à une personne qui n'en a jamais goûté, vous ? On flotte littéralement dans le vide, on ne pèse plus rien. C'est merveilleux, incroyable, sidérant. Il est vraiment compliqué de se mouvoir avec agilité à partir du moment où l'on n'a plus de poids ! Il suffit d'une chiquenaude sur une paroi de l'avion et on va se cogner immédiatement à la paroi opposée... Mais c'est merveilleux au-delà des mots. Dans les deux premières paraboles, nous avons eu droit à la gravité martienne et lunaire, et les autres étaient quant à elles en gravité zéro. Soit quinze paraboles d'affilée, chacune de 22 secondes. Cela fait peu, mais le fait de se libérer de la gravité, même quelques secondes, c'est déjà une aventure unique ! Si vous avez la chance de tester cette expérience, un conseil : il vaut mieux ne pas manger trop gras. Sans quoi, vous avez toutes les chances de vider vos tripes une fois là-haut. Et dans un environnement en gravité zéro, c'est assez dérangeant... Pour en savoir plus, cliquez sur le lien qui vous amène au site de l’opérateur de vol en apesanteur.

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 15:32
Au début de la crise grecque, il y a cinq ans, l'Europe lui a tendu la main. Mais l'aide en question s'est avérée bien différente de celle que l'on aurait pu espérer au nom d'une hypothétique solidarité européenne. Les propositions initiales prévoyaient que l'Allemagne et les autres "sauveteurs" feraient des bénéfices sur le dos du désarroi de la Grèce en lui imposant un taux d'intérêt nettement plus élevé que le coût du capital. Pire, ils ont exigé que les Grecs changent de politique micro- et macroéconomique, en échange de leur aide. Ces conditions, fréquemment motivées par des considérations politiques, ont toujours fait partie intégrante des pratiques de crédit du FMI et de la Banque mondiale, alors que ces organismes ignorent généralement le fonctionnement réel de l'économie des pays emprunteurs. Ils ont longtemps semblé empreints d'un certain néocolonialisme : une fois encore, les vieux Européens blancs montraient la voie à leurs anciennes colonies. Le plus souvent, ces mesures ne donnaient pas le résultat escompté. De grandes divergences apparaissaient entre les attentes des experts occidentaux et ce qui se produisait sur le terrain. D'une certaine façon, on attendait mieux d'un "partenaire" de la zone euro dont les exigences se sont révélées tout aussi intrusives, et les politiques et les modèles, tout aussi fallacieux. Les disparités entre ce qu'avait prévu la Troïka et ce qui est arrivé sont criantes. Non que la Grèce ait rechigné à faire ce qu'on attendait d'elle : si les résultats escomptés ne se sont pas produits, c'est parce qu'elle s'est exécutée en fonction de modèles totalement inadéquats. Au bout du compte, après des années de chantage et d'austérité drastique imposés à la Grèce, qui se sont traduits par une crise économique de grande ampleur, la Troïka a fini par mettre la Grèce en défaut de paiement. La situation présente de multiples points communs avec la situation qu'a connue l'Argentine en 2001, mais aussi quelques des différences. En Argentine comme en Grèce, la politique d'austérité a eu pour conséquence de transformer la récession en dépression, rendant de fait la dette encore plus insoutenable. Cette austérité était la condition sine qua non pour bénéficier d'une aide économique. Les deux pays se sont vus imposer, en pleine récession, des dispositifs de change qui ne leur ont pas permis de mener des politiques monétaires expansionnistes. Dans les deux cas, le FMI s'est trompé et a fourni des prévisions totalement erronées sur les conséquences des politiques imposées. Le chômage et la pauvreté se sont envolés et le PIB s'est effondré. On remarque d'ailleurs des similitudes frappantes dans l'ampleur de cet effondrement et dans la hausse brutale du taux de chômage. En Argentine, le chômage des jeunes a atteint des proportions endémiques pendant plusieurs années. Le manque d'opportunités a anéanti la motivation et gâché le talent de millions de jeunes gens. Il en va de même en Grèce, où le taux de chômage des jeunes avoisine 50%. Les défauts de paiement sont difficiles, mais l'austérité l'est encore davantage. La bonne nouvelle pour la Grèce, c'est que, comme l'a montré l'Argentine, il y a une vie après la dette et le défaut de paiement. L'épopée qui a mené au défaut de paiement de la Grèce nous rappelle régulièrement que nous n'avons pas retenu des leçons essentielles sur la gestion des crises de la dette souveraine. La première, c'est qu'il ne peut y avoir d'amélioration de la capacité de remboursement sans reprise de l'économie. Et qu'il n'y a pas de reprise économique si la viabilité de la dette n'est pas rétablie. En Argentine comme en Grèce, il a fallu restructurer en profondeur la dette souveraine pour rétablir cette viabilité. Dans les deux cas, la finalisation d'une "bonne" restructuration de la dette, suffisamment profonde pour qu'elle soit propice au redressement économique, avec un accès aux marchés de crédit internationaux, s'est avéré chimérique. La faute n'en revient pas aux pays concernés, mais aux carences des structures encadrant les négociations. Dans les deux cas, les institutions financières ont prétendu pouvoir rétablir cette viabilité par des "ajustements structurels". Or, les programmes, acceptés et exécutés sous la contrainte, n'ont manifestement pas fonctionné. Le fait de conditionner les fonds de "sauvetage" -- qui ont essentiellement servi à rembourser les créanciers les ayant consentis -- à ces ajustements (et à des promesses d'ajustements plus grands encore) a eu pour conséquence de fragiliser encore davantage l'économie. En Argentine, après des années de souffrance, les gens sont descendus dans la rue.
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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 15:31
La mairie de Paris, en conflit depuis plusieurs mois avec Numericable-SFR au sujet d'une redevance pour occupation de locaux mis à disposition, a mis en demeure l'opérateur de retirer ses équipements, sous peine de les retirer d'office, a appris l'AFP mercredi 2 juillet auprès de la collectivité. La mairie de Paris reproche à Numericable-SFR de ne pas avoir payé la totalité de la redevance liée à la mise à disposition de locaux et de lui devoir un total de 8,37 millions d'euros, au titre d'une convention signée entre les deux parties et arrivée à échéance en février 2015. Selon la municipalité, l'opérateur est le seul, parmi les 17 opérant à Paris, à avoir refusé de signer une convention élaborée en 2009 qui prévoit, notamment, une mise à jour des tarifs appliqués. Dès lors, la mairie considère que Numericable-SFR, n'ayant plus de convention en cours est "occupant sans droit ni titre". Après plusieurs mises en demeure liées aux redevances non payées intégralement, la mairie de Paris a décidé de demander à Numericable-SFR de retirer ses équipements, avant le 10 août. Si l'entreprise n'a pas régularisé sa situation d'ici là, la ville de Paris procédera d'elle-même au retrait des équipements, ce qui pourrait causer une interruption du service pour les abonnés de Numericable-SFR, prévient-elle. Du côté de l'opérateur, qui a également déposé des recours contre les soldes des redevances, on met en avant un mode de calcul différent lié au "périmètre utilisé". "La différence de calcul est liée à la différence de point de vue sur la surface, lorsque l'on loue un 50m2 on ne veut pas payer le loyer d'un 100m2, ici c'est exactement la même chose", a expliqué à l'AFP Jérôme Yomtov, secrétaire général de Numericable-SFR. Pour Jérôme Yomtov, "les relations sont bonnes avec la mairie de Paris. Nous espérons toujours trouver un accord sur le montant du loyer, mais si ce n'est pas le cas, ça ne changera de toute manière rien pour les abonnés, il n'y aura pas d'écran noir". Un accord est cependant inenvisageable, selon la mairie de Paris, car il constituerait une rupture du principe d'égalité auquel la collectivité est astreinte, ce qui pourrait entraîner une nécessité pour la ville de rembourser les autres opérateurs en fonction des tarifs appliqués à Numericable-SFR. L'opérateur est également confronté à des difficultés dans ses relations avec le Conseil général du département voisin des Hauts de Seine, qui réclame au total 96,7 millions d'euros de pénalités pour les retards constatés dans le déploiement de la fibre optique sur le territoire. En 2007, le département avait confié à Sequalum, filiale détenue à 95% par Numericable et à 5% par SFR, la mission de mettre en place un réseau d'accès internet à très haut débit (THD) destiné à couvrir 100% de la circonscription d'ici fin 2015. Face à un chantier qui avait pris "beaucoup de retard", selon les élus locaux, le département avait résilié fin octobre son contrat avec Sequalum.
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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 15:15
Au goutte à goutte

Vous vous êtes déjà fait la réflexion, en vous retrouvant dans le rayon parfumerie d'un magasin, que le parfum qui vous ressemble n'a pas encore été conçu ? Moi, si. Si j'ai tenté plusieurs parfums au fil des années, je n'ai jamais trouvé celui qui me ferait dire : celui-là est pour moi. Mais ça, c'était avant. Parce que il y a deux jours, j'ai fabriqué mon propre parfum ! Impossible, me direz-vous. Et pourtant. Il existe en effet des ateliers de parfum qui permettent de concevoir son parfum et de repartir avec. J'ai effectué cette activité plutôt étrange près de Nice. Bon, contrairement à ce qu'on peut imaginer, créer son parfum est loin d'être facile. Je vous laisse imaginer. Dès votre arrivée, on vous mets devant un bureau où sont posés 127 flacons contenant chacun une senteur. Et il vous faut toutes les sentir pour créer votre parfum ! Vive le challenge ! C'est qu'un parfum est constitué d’au moins 100 essences. Dans le cadre de l'atelier, on n'en réunit heureusement que 20, mais cela exige déjà pas mal de travail. Parce que ça demande une bonne dose de délicatesse. Un parfum est une association de trois notes : celle de tête, de coeur, et de fond ; et elles doivent évidemment s'harmoniser entre elles pour éviter de devenir un infâme patchouli. Mieux encore, chaque odeur doit être insérée en prenant garde aux dosages, et doit être consciencieusement écrite dans un carnet pour conserver la trace de la recette : c'est grâce à cette dernière qu'on peut en recommander par la suite. En définitive, le parfum créé peut être épouvantable, si on ne fait pas attention. C'est pourquoi on a le droit de faire trois essais pour garder celui qu'on préfère (si j'avais dû emporter mon premier essai, il aurait servi à faire fuir les mouches). Le plus difficile, je pense, lors de cet atelier, c'est d'accepter de perdre le contrôle. Lorsqu'on raisonne trop, on se trompe systématiquement. Pour prendre un exemple, j'ai négligé d'emblée les fleurs puisque je voulais inventer un parfum pour homme. Mais contrairement à ce que je pensais, les fragrances de fleurs ne vont pas nécessairement apporter une note végétale. Elles peuvent donner une touche forte, sucrée, pimentée… Il faut donc sentir chacune des essences pour identifier la note qui les singularise. Au final, c'est une expérience très intéressante. On est tellement préoccupé par sa création qu'on ne voit pas du tout les heures passer. De mon côté, j'attends que mon parfum soit prêt : il faut attendre quelques jours avant qu'il soit fin prêt. Je lui ai déjà fourni un nom : Mâle de tête. En espérant qu'il sera plus mâle que de tête. Si cela vous intéresse, suivez le lien vers cet atelier de création de parfum pour faire de même.

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 15:13
Un kamikaze a fait exploser sa bombe ce mercredi à Louxor dans le sud de l'Egypte, près du célèbre temple de Karnak, où deux autres assaillants ont été tués dans les échanges de tirs avec les forces de sécurité, selon la police qui a affirmé avoir déjoué l'attaque. Un homme de ménage a été très légèrement blessé dans l'explosion, qui s'est produite à l'entrée du parking à environ 500 mètres du célèbre temple de l'Egypte antique. Les forces de sécurité ont immédiatement ouvert le feu sur deux autres assaillants, selon un officier contacté sur place par l'AFP par téléphone. Selon un autre responsable, les deux hommes ont été tués. "Les services de sécurité de Louxor ont déjoué un attentat terroriste. Deux terroristes ont été tués et le troisième blessé", a confirmé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. Entre-temps, les services de sécurité très présents, sur les sites touristiques en Egypte depuis une série d'attentats dans les années 1990, ont consigné tous les touristes et visiteurs dans le temple situé à plusieurs centaines de mètres de l'explosion, assurant leur sécurité. L'Egypte est le théâtre de nombreux attentats depuis que l'armée a destitué et arrêté le président islamiste élu Mohamed Morsi en 2013, et que le nouveau pouvoir du président Abdel Fattah al-Sissi a lancé une très sanglante répression contre ses partisans. Mais, jusqu'alors, les cibles de ces attaques étaient exclusivement les forces de sécurité, en dehors d'un attentat suicide ayant tué trois touristes sud-coréens et le chauffeur de leur bus en février 2014 au poste-frontière de Taba, dans le Sinaï, alors qu'ils passaient d'Egypte en Israël. Ce n'est pas la première fois que ce haut lieu du tourisme égyptien est visé par un attentat. En novembre 1997, ce sont 62 personnes (dont 36 Suisses, 10 Japonais, 5 ressortissants britanniques, 4 Allemands, 4 Egyptiens, 1 Français, et 1 Colombien) qui avaient trouvé la mort dans ce qui est aujourd'hui appelé "le massacre de Louxor". À cette époque, l'attaque avait été attribuée au groupe islamiste sunnite Gamaa al-Islamiya. Particulièrement sanglant, cet attentat avait marqué les esprits. Pour l'heure, l'attaque de ce mercredi 10 juin n'a pas été revendiquée.
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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 15:13
L’année dernière (2014) devrait rentrer dans les annales comme le « début de la fin » du système bancaire centralisé global. Ce qui viendra ensuite sera le développement graduel de la prochaine crise et, très probablement, l’effondrement du système bancaire tel que nous le connaissons aujourd’hui. Ce développement ne devrait en revanche survenir que très lentement. Les banques centrales et l’élite politique vont se battre bec et ongles pour maintenir le statu quo, même si cela signifie enfreindre la loi (geler les comptes bancaires ou les fonds afin de mettre fin aux retraits) ou fermer les marchés (le Dow a été ferme pour une durée de quatre mois et demi pendant la première guerre mondiale). Les prix des actifs enregistreront des effondrements et des chutes brutales (de l’ordre de 20 à 30%) ici et là. Mais l’Histoire nous a montré que lorsqu’un système financier s’effondre, le processus de destruction dure plusieurs années, sinon plus. Prenons par exemple la bulle sur la technologie, la plus grosse bulle sur les actions survenue au cours de ces cent dernières années. Dans ce cas particulier, la bulle s’est limitée à une classe d’actifs (les actions). Elle a été relativement isolée sur un secteur spécifique, les actions technologiques. Pour couronner le tout, tout le monde savait qu’une bulle s’était développée : le ratio prix/revenus ajusté aux variations cycliques de la bulle sur la technologie a écrasé toutes les autres bulles survenues depuis 1890. La surévaluation évidente des actions était complètement absurde.
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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 16:51
La taxe fantôme

Jeudi dernier, j'ai assisté à un séminaire à Reims où j'ai pu écouter un économiste anglais qui présentait le cas français. J'ai été étonné en relevant à quel point nous sommes aujourd'hui regardés comme étant une curiosité aux yeux du monde. Voire un véritable phénomène de foire. Cet économiste ne remettait pas en question le fait que la France profite encore d'avantages notoires, avec ses industries reconnues, sa force de travail hautement réputée... Mais la France est observée à l'international comme déclinante. D'une certaine manière, cette déchéance existe depuis 1973, date du premier choc pétrolier, mais notre pays s'est engagé dans une mauvaise voie ces deux dernières années. Il suffit d'analyser les indicateurs d'un peu plus près pour le percevoir. L'apparition d'un gouvernement de gauche avait provoqué de nombreux espoirs, mais je pense qu'il est superflu de rappeler qu'ils se sont évaporés depuis belle lurette. Et si nous avons du mal à croire en l'avenir de la France, à l'étranger, la représentation de la France est encore plus catastrophique. En cause ? La décision de François Hollande qui est devenue célèbre à travers le monde : la fameuse taxe à 75% sur les revenus les plus élevés. Peu importe que cette taxe ait été retirée en janvier dernier, elle subsiste à l'étranger gravée dans les mémoires. Voilà la trace qu'a apposée notre gouvernement dans les esprits. Je suis revenu sur cette conférence avec d'autres personnes provenant du Moyen-Orient et d'Italie et j'ai constaté qu'ils assimilaient tous notre gouvernement à cette taxe hallucinante ! Elle a constitué un dangereux message pour les investisseurs éventuels. Si c'était une aubaine sur le plan électoral, elle aura par-dessus tout fait en sorte de retarder la conclusion de ce marasme économique. Non sans humour, l'économiste a fait remarquer que même les communistes ne seraient pas allés jusque là ! Et devinez quoi ? Toute la salle a éclaté de rire. Je peux vous garantir que c'est un moment à vivre dont je me serais bien passé. Ce séminaire à Reims (suivez le lien pour plus d’infos et dates prochaines) m'a un peu abattu, je dois dire. Le gouvernement peut bien tout faire pour exporter le made in France à l'étranger, cela n'enlève rien au fait que le seul engagement qu'il ait tenu va nous nuire encore longtemps.

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Texte Libre

Bienvenue sur mon blog, je suis Pam, je bosse dans la mode, retail, et mon job me gonfle. Alors pour me divertir j'écris ces quelques lignes. C'est ma chronique.

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