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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 15:00
Trois petits tours et puis s'en vont

Avant-hier, à Catalunya. C'est un peu crispé que je sors des vestiaires. Il faut dire qu'il y a de quoi : je vais piloter une Formule 1 ! Je vais commencer avec deux séries de tours sur Formule Renault, une monoplace de 200 chevaux pour 450 kg. Après la présentation des techniques de conduite sur monoplace, on peut enfin commencer. J'embarque à bord de la FR. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est une petite Formule 1 qui va jusqu'à 220 km/h. On est bien fixé à l'intérieur et on ne sent donc pas beaucoup sa puissance. C'est dans les virages qu'on perçoit qu'on est aux commandes d'un bolide : je dois parfois lutter pour garder la maîtrise du volant. Fin de l'échauffement, c'est le moment de monter en gamme. Comme la F1 est très sensible (elle a 700 chevaux, après tout), le brief' dure cette fois-ci plus longtemps. Je découvre que l’accélérateur est très sensible par rapport à celui de la FR (logique, puisqu'il y a quatre fois plus de puissance sous le pied). A l'inverse, le frein est quant à lui particulièrement dur. Il faut exercer une pression de 80 kg sur la pédale quand il n’en faut que 20 pour la FR. J'embarque à bord du monstre. Difficile de détailler ce qui vous traverse l'esprit quand vous vous retrouvez au volant de la bête, prêt à partir : la peur est presque aussi grande que l'excitation ! Après un démarrage assourdissant, j'appuie sur la pédale de gaz pour chauffer le moteur en augmentant progressivement son allure à 4500 t/m. Puis je retire lentement le pied de la pédale de débrayage et la F1 démarre. Le moteur hurle quand j'écrase la pédale d’accélération une fois sorti du stand. Quel choc ! Je me retrouve soudain plaqué contre mon siège, la vitesse rend mes mouvements plus difficiles. La direction s'avère particulièrement difficile car il n'y a pas de direction assistée comme la FR. Je passe quelques virages et me retrouve face à une ligne droite. J'accélère à fond. Les rapports passent rapidement : 4, 5 et la fameuse 6. Le bruit du moteur est assourdissant mais j'essaie de rester focalisé sur ma conduite. J'arrive au bout de la ligne, je dois déjà ralentir : il ne s'est écoulé que quelques secondes. J'enchaîne les virages. Les sensations sont grandioses. Les tours passent cependant à toute allure et c'est déjà le moment de ramener le bolide au stand ! Voilà une expérience que je recommande à tous ceux qui aiment la conduite sportive (très sportive). Pour ceux qui le souhaitent, suivez le lien pour plus d’infos sur ce baptême de F1.

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 14:59
Sous ses différentes marques et formulations (Doliprane, Efferalgan, Dafalgan, sans oublier l'Actifed, le Dolirhume, etc.), le paracétamol est le médicament le plus vendu en France. Aux Etats-Unis, la molécule entre dans la composition de plus de six cents médicaments et on estime que, chaque semaine, plus de 50 millions d'Américains consomment l'un d'entre eux. C'est dire le succès de cet antalgique. Mais, précisément, l'usage généralisé du paracétamol incite les chercheurs à décortiquer davantage son mode d'action, au-delà du soulagement de certaines douleurs. Ainsi, en 2013, une étude réalisée par des psychologues canadiens avait fourni de curieux résultats : des personnes ayant avalé du paracétamol et auxquelles on avait demandé de rédiger quelques phrases sur leur propre mort semblaient peu atteintes par les sentiments négatifs et l'anxiété qu'avaient, dans les mêmes conditions, éprouvés des "cobayes" ayant pris un placebo. Comme si le médicament, en plus de jouer sur la douleur, s'attaquait aussi aux émotions négatives. Dans un article que vient de publier la revue Psychological Science, une équipe américaine de l'université de l'Ohio a voulu explorer plus avant cette intrigante hypothèse. Pour une première expérience, ces chercheurs ont recruté 82 personnes. Une moitié d'entre elles a pris 1 gramme de paracétamol et l'autre moitié un placebo (évidemment personne ne savait qui avait avalé quoi). Les participants ont attendu une heure pour que la molécule ait le temps de passer dans le cerveau, puis l'expérience à proprement parler a commencé. On a soumis à tous 40 photographies extraites de l'International Affective Picture System (IAPS), une banque d'images utilisées pour leur capacité à susciter une palette complète d'émotions, depuis les très déplaisantes (des enfants en pleurs ou souffrant de malnutrition, par exemple) jusqu'aux très agréables en passant par des clichés neutres (une vache dans un pré...). Les "cobayes" devaient noter l'impression que chaque image leur laissait, de -5 (extrêmement négative) à 5 (extrêmement positive), et indiquer, sur une échelle de 0 à 10, à quel point la photo provoquait chez eux "une réaction émotionnelle", pour reprendre les termes de l'étude. A l'instar de ce qui était apparu lors l'expérience de 2013 sur la mort, les résultats montrent que les participants sous paracétamol sont, par rapport aux personnes ayant pris un placebo, moins emplis de sentiments négatifs face aux images les plus tristes... mais aussi moins joyeux devant les photos les plus gaies. Comme si la molécule émoussait les sentiments en gommant joies et peines extrêmes. Dans l'ensemble, le groupe "paracétamol" reconnaissait non seulement une moindre amplitude dans le ressenti des émotions mais aussi moins d'émotions tout court...
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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 14:58
Après avoir laissé planer l'idée d'une dissidence sanglante, Aubry se range derrière Cambadélis. Congrès. « Beaucoup de mots pour rien. » C’est presque abattu qu’un député frondeur s’est confié en ces termes à un de ses collègues, loyal envers François Hollande, en constatant qu’après avoir laissé planer le doute, Martine Aubry... ...opposante en chef au gouvernement, se rangeait derrière la motion majoritaire défendue par Jean-Christophe Cambadélis pour le prochain congrès du PS, prévu en juin à Poitiers. Une reculade arrivée peu de temps après avoir galvanisé ses soutiens en attaquant violemment Manuel Valls, à l’Assemblée nationale : « Il est insupportable qu’on dise, comme le premier ministre le soir du premier tour, que c’est une victoire car le FN n’est pas la première formation politique de France », s’emportait-elle, ciblant l’« erreur profonde » de celui-ci d’avoir attaqué frontalement le FN, et défendant les frondeurs (« C’est une aberration de dire qu’il n’y a pas de demande de gauche ou de dire que c’est de la faute des frondeurs »). La maire de Lille s’était même laissé aller à imaginer une dissidence sanglante, promettant un « texte profondément révisé de la contribution de Cambadélis mais aussi une motion ». Au grand dam du frondeur Benoît Hamon, mais aussi de la députée socialiste Karine Berger, qui critique son « manque de cohérence », Aubry enterre donc ses velléités d’incarner une ligne plus à gauche que celle de Hollande et Valls. Et rate une occasion de rejoindre le camp de l’opposition à gauche, raillée par le président de la République sous le nom de « club du 21 avril », en référence aux candidatures de la présidentielle de 2002 qui avaient privé Lionel Jospin de second tour…
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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 13:49
Un goût de paradis

Malheureusement je ne suis pas allé, mais trouvé sur le net, le superbe hôtel Desroches.Luxe, calme et volupté. Si on associe souvent le luxe au bling bling et aux flashs des paparazzi, le luxe réside aussi dans le calme et la volupté. Et l’hôtel du Desroches Island en est la parfaite illustration. Il y a le cadre, tout d’abord. Les Seychelles. Si Desroches en fait partie, elle reste loin des grandes îles principales que sont Mahé, Praslin, ou La Digue. Cette île-là fait presque figure d’île de Robinson, avec l’océan indien à perte de vue tout autour. Il y a l’accueil, ensuite. Cela commence dès l’atterrissage sur l’île, après un petit voyage en jet depuis l’aéroport de Mahé, lorsque le personnel vous offre une noix de coco pour vous rafraîchir et une serviette froide avant de vous conduire à l’hôtel, à bord de petites voitures électriques. Le personnel est à la fois discret, réactif, avec juste ce qu’il faut de convivialité. On a beau avoir voyagé aux quatre coins du monde, on est surpris par le calme qui règne. L’île n’étant occupée que par l’hôtel et quelques rares autochtones, il n’y a sur l’île ni voitures, ni circulation, ni foule. Seulement des eaux bleues translucides, des plages de sable blanc et des palmiers magnifiques. Les chambres arrivent encore à surprendre par leur charme. Grandes villas avec une terrasse couverte immense, chambres spacieuses, lits à baldaquin (un à l’intérieur, l’autre sur la terrasse), salle de bains à l’extérieur pour en profiter à toute heure, grand jardin, plage privée, piscine, accès direct à la plage… Les matériaux naturels sont à l’honneur et accentuent le dépaysement. Du bungalow en bord de plage, parfait pour les couples en quête de tranquillité, aux grandes villas qu’on atteint en voiturette ou en vélo depuis l’hôtel, le choix des chambres est varié. Desroches Island Seychelles Ici, pas d’animations au programme : ce n’est pas le Club Med, et les maîtres mots sont détente et calme. Pas de connexion internet non plus. Desroches est un sanctuaire jusqu’au bout. Les hyperconnectés et les citadins en quête d’agitation n’y trouveront pas leur compte. Mais les autres y trouveront là leur paradis. Au programme, découverte des nombreuses tortues terrestres lors d’excursions à vélo, ou des sorties en snorkeling pour jouer avec les tortues de mer. Les spots de plongée permettent d’observer requins, raies manta, tortues de mer, barracudas et murènes, ainsi qu’une multitude d’autres poissons et crustacées. Les sorties à la pêche au gros peuvent également être l’occasion d’observer une baleine et son baleineau. Au soir, dîner aux chandelles sur la plage ou sur l’un des deux restaurants de l’établissement. Chaque villa disposant de son propre jardin tropical et de sa propre piscine, les plages sont souvent désertes, ce qui permet de profiter pleinement d’une promenade romantique. L’île se parcourt à pied, à vélo ou en voiturette avec chauffeur. Et dans ces kilomètres de sable blanc, l’on se sent souvent seuls au monde, tels Adam et Eve avant la Chute. Une sensation délicieuse. Au moment de quitter l’hôtel pour retourner sous nos latitudes (48°52’N), les mots de Baudelaire reviennent soudain à l’esprit et semblent définir Desroches Island : « Là, tout n’est qu’ordre et beauté. Luxe, calme et volupté. » A découvrir sur le site Les plus beaux hôtels du monde.

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 13:46
Formulons les choses simplement : pour les autorités russes, Boris est un mort très encombrant, un mort totalement contreproductif. Pour les grands manipulateurs qui agitent le monde, ce martyr vaut son pesant d’émotions, et d’exploitations, au pluriel. Que les responsables russes courbent l’échine ou relèvent la tête en ces circonstances ne changera rien : le vent du délire va souffler fort et longtemps. Bien plus longtemps que pour Litvinenko, Politkovskaya, ou souvenez-vous, Yushenko. Souvenez-vous du visage grêlé du héros ukrainien à la face grêlée comme une mauvaise orange. Il s’est trouvé des journalistes -largement diffusés- pour prétendre, de source sure, que Poutine avait personnellement versé le poison dans le verre de vodka du dirigeant ukrainien. Politkovskaya, presque inconnue des populations russes, devint du jour au lendemain l’égérie martyre de ceux qui dénonçaient les exactions russes en Tchétchénie. Sans s’attarder une seconde aux profits qu’en tirait Berezovski, ni la part qu’il avait prise au battage médiatique. Litvinenko, vert transparent sur son lit de mort, quelle fantastique image, devient le symbole de ce que Poutine poursuivait personnellement ses ennemis de sa vindicte meurtrière au-delà de ses frontières. De ces trois-là, la presse dominante a extrait jusqu’à l’os tout ce qui pouvait nuire à la Russie, à ses dirigeants. Des gens in fine de peu de poids ont rendu d’énormes services aux campagnes médiatiques. Des campagnes en fait peu habiles, qui ne doivent leur succès qu’au contrôle intégral des médias. Et non à l’ingéniosité de leurs concepteurs. Du bombardement à la mode anglaise sur Dresde, massif et grossier. Ici la cible est idéale. Comme le choix des médiocres de Charlie-Hebdo. Bien ciblé, bien utilisé, on soulève tout un peuple pour l’entraîner dans une campagne niaise ou vers le désordre. Si ce n’est que 4 semaines plus tard, Charlie est ringard, et les ventes de l’hebdo se sont effondrées. Ici, Boris Nemtsov sera utilisé avec toute l’intensité nécessaire, le matraquage sera complet, long et intense. Et quoi qu’entreprennent les autorités russes, qu’elles trouvent ou non le ou les vrais coupables, la condamnation fonctionnera en boucle. Nemtsov politiquement ne représentait rien depuis des années, il s’était complètement discrédité dans les années Eltsine. Mais il était, et sera plus que jamais, un excellent symbole, mort en héros au pied du Kremlin. Admirez aussi ce symbole très important : au pied du Kremlin. Ça c’est du lourd, en termes d’exploitation.
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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 13:45
On peut se poser la question de la modernité du monde arabe tant la religion domine et prive les communautés locales de réelle pensée moderniste. Par trois fois en un siècle, le monde arabe a perdu la bataille de la modernité et du décollage économique, perpétuant durablement sa sujétion. Au XIXe siècle, sous Mohamad Ali, à l’époque de l’essor de l’industrie manufacturière. Au moment de l’indépendance des pays arabes, à l’époque de la guerre froide soviéto-américaine et des conflits inter-arabes subséquents à l’instrumentalisation de l’Islam comme arme de combat contre le nationalisme arabe. Pendant le dernier quart du XXe siècle, à la faveur du boom pétrolier qui transforma précocement bon nombre de jeunes pétromonarchies en «état rentier» dispendieux. A l’image du monde arabe, la confrérie des Frères musulmans, a, par trois fois, raté sa course vers le pouvoir, la première fois, sous la monarchie, la deuxième fois, sous Gamal Abdel Nasser, en 1953, la troisième fois, sous Abdel Fattah Sissi, son successeur militaire, en 2013, soixante ans plus tard, le ratage le plus douloureux en ce qu’il a été le fait de l’Arabie Saoudite, son incubateur absolu pendant près d’un demi-siècle. En 86 ans d’existence, malgré revers et déboires, souvent de son fait et du fait de ses alliés, la plus importante et la plus ancienne formation transarabe, fondée en 1928, paraît laminée en ce qu’elle n’a jamais conçu un projet de société autre que la propulsion de l’interdit comme mode de gouvernement, corrélativement à l’enfouissement du corps et surtout de l’esprit. Plutôt que de veiller au dépassement des clivages ethnico-religieux, les avatars de l’ère Mohamad Morsi en Égypte ont déblayé la voie à la proclamation d’un califat nouveau, sur les rives de l’Euphrate et de la Mésopotamie, faisant planer le risque d’anéantissement de l’unique mouvement de résistance nationale sunnite du monde arabe, qui plus est de sensibilité des Frères musulmans, le Hamas, miraculeusement rescapé de l’enfer israélien par la bravoure des défenseurs de Gaza et le soutien exclusif des renégats de l’Islam – l’Iran, la Syrie et le Hezbollah – le plus important camouflet infligé à la sphère sunnite. Principal vecteur d’accompagnement de la stratégie américaine en vue de la soumission du monde arabe à l’ordre atlantiste, la confrérie, aura été, de surcroît, la matrice de la totalité des déclinaisons dégénératives du djihadisme planétaire d’Al Qaida à Da’ech. Fonctionnant selon un mode opératoire unique fondé sur l’articulation de l’international sur le local, la source exclusive de son impulsion, -particulièrement leur articulation sur le camp pro-occidental au Liban, notamment les phalangistes, les milices chrétiennes libanaises-, ainsi que de leur propagande outrancièrement fantaisiste, à l’origine de leur discrédit durable, sa connivence souterraine sur le plan opérationnel avec les groupements takfiristes, lors de la bataille de Syrie (2011-2014), a frappé de caducité le discours novateur de son programme politique en ce que sa duplicité en le dévoilant, l’a dévoyé, le fourvoyant face à son ultime excroissance pathologique. Par leurs errances et leurs déviances, sur fond de démagogie inépuisable, les Frères musulmans auront affligé le monde arabe d’un handicap aussi lourd que les adversaires dont ils se voulaient le substitut. L’histoire retiendra que les Frères musulmans auront été poignardés par un Etat se réclamant de la même religiosité rigoriste qu’eux, et non par des nationalistes républicains qu’ils ont éperdument combattus. L’histoire retiendra aussi que les Frères musulmans auront été les plus parfaits idiots utiles de la stratégie atlantiste dans l’espace arabe, au détriment de leur propre cause et de la cause de l’Islam qu’ils sont supposés promouvoir.
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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 19:56

Avant-hier, j'ai été amené à suivre à un séminaire en Espagne passionnant où le problème des tarifs douaniers a été longuement présenté. La question posée était la suivante : les spécialistes de l'économie attestent depuis presque un siècle que les droits de douane sont une folie qui se fait toujours au détriment du citoyen. Aussi pourquoi donc restent-ils si courants ? Avant toute chose, faisons un constat simple : un tarif douanier qui est appliqué à un produit particulier est là pour ménager une industrie bien identifiée. Il est assez facile aux entreprises et aux leaders d'une branche de s'accorder pour composer des pressions politiques influentes, parce qu'ils peuvent tous tomber d'accord sur le fait que ce point est vital pour leur survie (à court terme du moins). Toutefois si un droit de douane est prescrit, son coût, qui se manifeste par une augmentation des prix à la vente, est subi par un groupe de citoyens beaucoup plus considérable, dont les membres ont nettement plus de mal à s'organiser au plan politique. Pour cette raison, les politiciens satisferont davantage des groupes nettement organisés et qui donnent de la voix pour perpétuer l'imposition des tarifs douaniers. Surtout s'ils sont géographiquement centralisés dans une région où votant en groupe, ils peuvent faire pression sur les élections futures. Cette conférence en Espagne était réellement intéressante. Cependant même dans ces circonstances, pourquoi l'assistance du gouvernement prend-elle souvent l'aspect de montants de douane plutôt que de subventions à la production, par exemple ? Cela tient avant tout à ce que si l'industrie automobile nationale peine à supporter les importations de voitures japonaises, il semble plus commode d'introduire une procédure qui endiguera directement l'arrivée des constructeurs : en imposant une taxe qui va à l'encontre du libre marché. S'il faisait le choix des subventions, l'État devrait passer par la case impôts pour les financer. Ce serait donc plus visible pour le consommateur. Pour autant, celui-ci est le seul perdant, dans l'affaire. Un droit de douane est bien souvent plus commode à établir politiquement, non seulement parce qu'il paraît cibler les concurrents, mais aussi parce qu'il semble élever les recettes nationales. Une subvention paraît cependant compacter celles-ci. Or, un tarif douanier frappe de toute évidence les acheteurs en gonflant le montant des biens taxés : le consommateur paye plus pour protéger des entreprises non compétitives, et qui ne se donnent pas les moyens de l'être. L'homme politique préfère appliquer les droits de douane car ils produisent moins de tourments politiques au gouvernement. Quitte à ce qu'ils aillent à l'encontre de la grande majorité des citoyens. Je vous laisse murir la question, et je vous laisse un lien vers l’organisateur de ce séminaire en Espagne, si vous souhaitez en savoir plus, ou avoir les prochaines dates de séminaires.

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 19:54

La sébile des retraites chapeaux des mandataires sociaux va se remplir moins vite. L’Assemblée nationale va examiner cette semaine en séance un nouvel amendement restrictif. Ce texte limite le rythme d’acquisition de droits à 3?% par an, sans toutefois plafonner le taux de remplacement, c’est-à-dire le pourcentage du salaire qui sera touché à la retraite. Proposé par les députés PS Laurent Grandguillaume et Razzy Hammadi, il est soutenu par le gouvernement et devrait donc être adopté. Les deux parlementaires réagissent après la polémique déclenchée par l’attribution d’une retraite chapeau à Didier Lombard, l’ex-PDG de France Télécom, qui a obtenu auprès de son entreprise une rente de près de 350.000 euros par an, alors que son règne avait été marqué par une «?crise des suicides?». Le code Afep-Medef recommandait un accroissement maximal de 5 points par an du taux de remplacement, plus un plafond de 45?%. Un rapport IGF-Igas récent préconise que les entreprises s’autorégulent plus sévèrement?: «?Ce taux d’acquisition des droits, qui paraît à première vue modéré, est en réalité très élevé?; si on suppose, pour donner un ordre de grandeur, que l’espérance de vie à 65 ans est de 30 ans, la rente acquise en un an correspond à un taux de cotisation d’environ 150?%, c’est-à-dire à plus qu’un doublement de la rémunération affichée?», écrivent les auteurs. De plus, un rythme de 5?% de croissance par an «?semble excessivement rapide dans la mesure où il permet d’atteindre le plafond recommandé en neuf années d’ancienneté seulement?». Par ailleurs, des décrets devront être pris afin d’assurer plus de transparence sur les retraites des grands dirigeants?: rythme d’acquisition des droits, existence d’un plafond et son montant, nombre de bénéficiaires, modalités de financement… Il y a neuf jours, un premier amendement du rapporteur général du projet de loi Macron, Richard Ferrand, encadrant les retraites chapeaux des mandataires sociaux a été voté en commission. Il conditionne l’acquisition des droits à la performance de l’entreprise. A quand la même chose pour les politiques ?

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 19:53

Après les déclarations de Manuel Valls sur l’apartheid et les ghettos sociaux, c’est au tour du ministère de la Ville d’embrayer, pour menacer les communes n’atteignant pas leur quota de logements sociaux. Le gouvernement doit prochainement dévoiler le bilan triennal de construction de HLM par les collectivités locales et le ministre de la Ville, Patrick Kanner, semble préparer le terrain. Au sens littéral. Pour les maires réfractaires alors qu’ils ont du foncier constructible, «?on peut imaginer que l’Etat puisse se saisir de terrains disponibles dans ces quartiers et construise à la place des collectivités territoriales?», a-t-il déclaré vendredi matin lors d’une interview sur RMC. Dans les communes n’atteignant pas leur quota de HLM, les préfets peuvent déjà se substituer aux maires en préemptant les terrains privés mis en vente et en délivrant les autorisations d’urbanisme nécessaires. Un pouvoir que, en pratique, ils n’exercent pas. Manuel Valls avait par ailleurs annoncé fin août que, à partir de janvier 2015, les préfets pourraient se substituer aux maires pour les permis de construire, mais cela est resté à l’état de vœu pieux. Aujourd’hui, la réquisition des terrains des collectivités locales demanderait un nouvel arsenal juridique, mais pourquoi pas?? Après tout, le ministère du Logement a diverses réflexions en cours sur le sujet. Mais il ne commente pas les déclarations de Patrick Kanner. Cette proposition intervient alors que la Fondation Abbé Pierre, entre autres associations, commence à s’impatienter. «?On attend le bilan triennal [des constructions de logements sociaux par communes, NDLR], j’espère que nous l’aurons dans les prochaines semaines?», avait lancé vendredi matin Christophe Robert, délégué général adjoint de la Fondation. Il y a un enjeu politique fort, car la loi de 2013 sur la mobilisation du foncier public permet de quintupler les pénalités financières des communes n’atteignant pas leur quota de HLM, et ce point va être scruté. «?J’ai cru comprendre que certaines pénalités n’avaient pas été quintuplées mais seulement doublées?», a ainsi lâché vendredi Christophe Robert. En fait, ces cas sont inévitables, car la loi plafonne la pénalité à 7,5?% du budget de la commune. Mais que l’insuffisance de mixité sociale ne soit pas sanctionnée par le fameux quintuplement va inévitablement donner lieu à des gesticulations politiques. Et le ministère du Logement va devoir déminer le terrain, avant de le préempter.

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 16:57

Lorsque je pense aux dégâts que nous avons fait à notre planète, j'ai du mal à croire que l'homme ait encore un avenir. La liste des espèces disparues ou en voie d'extinction ne cesse d'augmenter, et je suis convaincu que l'homme finira sur une de ces listes. Quand on voit à quel point nous avons surexploité les ressources naturelles, sans le moindre respect pour les écoystèmes et les différentes espèces qui y vivent, il est difficile de garder foi en l'humanité. Mais il existe des contre-exemples, peu nombreux. Et lorsqu'on les croise, je pense qu'il est important d'en parler aussi. Je vais aujourd'hui vous parler de l'un d'eux. Lors d'un récent voyage en Afrique du sud, j'ai effectué un vol en hélicoptère dans la région d'Addo, qui est un magnifique exemple de ce que l'homme peut faire de bon, quand il en prend la peine. En 1931, la région d'Addo fut effectivement déclarée Zone protégée (Addo Elephant National Park) afin de préserver les 11 éléphants vivant encore sur ce territoire. 11 éléphants, voilà ce qui restait. Aujourd'hui, le parc abrite environ 350 éléphants d'Afrique et dispose d'une superficie trop réduite ! Pour pallier ce manque d'espace, de nouveaux terrains limitrophes ont été acquis. Le nouveau Greater Addo National Park couvrira donc d'ici peu 4 856 km2. En raison des 150 kilogrammes de déjections déposées quotidiennement par les éléphants adultes, les bousiers représentent une espèce essentielle pour l'écologie de la région. Ils font même partie des espèces protégées. Le bousier coureur ne vit pratiquement que dans les contrées d'Addo. Cette région possède une végétation endémique composée de fourrés subtropicaux denses et de taille moyenne. Le Spekboom, une plante grasse unique, peut cependant atteindre 3 mètres de hauteur. Cest un végétal sempervirent à croissance rapide dont les feuilles douces et succulentes produisent un jus rafraîchissant. Des recherches récentes ont mis au jour l'étonnante capacité du Spekboom à éliminer le dioxyde de carbone de l'atmosphère. La région est un véritable paradis à découvrir. Si notre hélicoptère est restée en altitude pour éviter de déranger la faune, j'ai pu apercevoir quantité de troupeaux d'éléphants, et la vue de cette espèce qui a réchappé de peu à l'extinction a été un véritable baume au coeur. Le vol en hélicoptère est lui-même un enchantement, en fait. Il permet de découvrir le monde sous un jour nouveau, d'en redécouvrir la beauté et la grandeur. Si vous avez l'occasion d'essayer un jour, n'hésitez pas. Je vous mets un lien vers des vols en hélicoptère en France.

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Texte Libre

Bienvenue sur mon blog, je suis Pam, je bosse dans la mode, retail, et mon job me gonfle. Alors pour me divertir j'écris ces quelques lignes. C'est ma chronique.

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